J'étais pourtant plein de bonnes résolutions. D'envie. De détermination. J'ai même répété. Devant un miroir, dans une cage d'escalier, sous la douche.
Et donc, je me suis montré froid, distant, pour me mettre en conditions. Gentil mais loin, et sobre.
Puis j'ai essayé de parler...
J'en ai pris pour mon grade.
Avec amour.
Verre de trop ? Empathie exacerbée et horripilante ? Lâcheté ? J'ai eu comme une pitié (désolé du terme, j'ai cherché 10 minutes avant de m'y résoudre), comme l'impression d'être un méchant chasseur en train de mettre en joue un faon, alors qu'il pourrait être à dix mètres en restant certain de ne pas manquer sa cible.
Alors, fatigué, j'ai cédé. Je devais brandir les armes et j'ai déposé les lèvres. Faites l'amour pas la guerre. Mouais. Y'a pas une demie mesure ?
Un psy me dirait que j'ai failli oser, ce qui est positif au demeurant. Ta gueule le psy.
J'ai scotché une heure un verre de vin (non terminé) devant une émission dans laquelle de jeunes américaines font des concours de tee-shirt mouillés pour trouver l'homme de leur vie. Triste constat : avoir une plastique de pub pour gel douche n'aide pas à être intelligente ! On m'aurait menti ?
J'ai fini par dormir... Au réveil j'ai essayé d'être simple : un baiser, un, deux, trois coïts. Orgasmiques comme toujours. On ne nous l'enlèvera pas, ça au moins. Mais est-ce bien raisonnable ?
C'est con mais ça rassure. Ces cons me rassurent ?
21 octobre, 2007
19 octobre, 2007
Oser. Naître. Etre.
Pour la première fois depuis longtemps, j'ose envisager ce que j'ai toujours redouté de faire : Etre moi. Etre heureux. Même si ça risque de fort déplaire à certaines personnes. Même si ça risque de faire du mal à d'autres. Mais ça a de fortes chances de me plaire pas mal. Même si je risque d'en baver quelques temps.
Je suis, ou plutôt disons, j'étais : le roi du consensus. Pour vous engueuler avec moi, il faut vraiment y aller très très fort. Provoquer en moi une colère visible relève du domaine du possible mais reste d'une extrême rareté. Mais ce que j'ai longtemps pris pour de la diplomatie, pour de la bienveillance envers autrui me saute aujourd'hui aux yeux comme une preuve de lâcheté évidente : j'ai peur de vivre selon mes principes. Je me réfugie dans le consensus par peur de m'affirmer, ou plutôt par peur de ne pas savoir ce que je dois affirmer. Je ne me connais pas ? Eh bien ça va changer... !
Aujourd'hui est un grand jour : quelques mots sortis de ma bouche dans une cage d'escaliers, clope au bec, thé aux lèvres, un mensonge sans conséquence, auquel personne n'aura prêté attention m'a sauté aux yeux comme la nécessité absolue d'être désormais moi-même. Pourquoi ce mensonge ? Parce que je n'ai pas osé dire ce que je pensais, à un moment donné. Parce que j'avais peur, gros con que je suis, que mon opinion n'ait aucune sorte de valeur. Et pendant des heures, des heures, j'ai ressassé ce moment pourtant anodin en me demandant "pourquoi". C'est ce fameux déclic qui fait que vous changez. Quand une chose absolument insignifiante vous fait vous remettre en question, vous implore de vous respecter, vous dit que vous êtes la seule personne au monde à pouvoir le faire, et que vous cacher dans une pseudo consensualité ne vous amènera nulle part.
Alors je vais naître. Je vais aimer, détester, être nul, être génial, être un salaud, être adorable, être un formidable amant, être un mauvais coup, être honnête. Etre. Naître
Je suis, ou plutôt disons, j'étais : le roi du consensus. Pour vous engueuler avec moi, il faut vraiment y aller très très fort. Provoquer en moi une colère visible relève du domaine du possible mais reste d'une extrême rareté. Mais ce que j'ai longtemps pris pour de la diplomatie, pour de la bienveillance envers autrui me saute aujourd'hui aux yeux comme une preuve de lâcheté évidente : j'ai peur de vivre selon mes principes. Je me réfugie dans le consensus par peur de m'affirmer, ou plutôt par peur de ne pas savoir ce que je dois affirmer. Je ne me connais pas ? Eh bien ça va changer... !
Aujourd'hui est un grand jour : quelques mots sortis de ma bouche dans une cage d'escaliers, clope au bec, thé aux lèvres, un mensonge sans conséquence, auquel personne n'aura prêté attention m'a sauté aux yeux comme la nécessité absolue d'être désormais moi-même. Pourquoi ce mensonge ? Parce que je n'ai pas osé dire ce que je pensais, à un moment donné. Parce que j'avais peur, gros con que je suis, que mon opinion n'ait aucune sorte de valeur. Et pendant des heures, des heures, j'ai ressassé ce moment pourtant anodin en me demandant "pourquoi". C'est ce fameux déclic qui fait que vous changez. Quand une chose absolument insignifiante vous fait vous remettre en question, vous implore de vous respecter, vous dit que vous êtes la seule personne au monde à pouvoir le faire, et que vous cacher dans une pseudo consensualité ne vous amènera nulle part.
Alors je vais naître. Je vais aimer, détester, être nul, être génial, être un salaud, être adorable, être un formidable amant, être un mauvais coup, être honnête. Etre. Naître
18 octobre, 2007
When I was a Child
SouL becomes Esteban. Retour ? Allez, j'avoue, ça me trotte dans la tête depuis un petit moment. Et puis j'ai craqué... On garde la même déco et on reprend, donc.
Le précédent blog était né d'envies de partager certaines frustrations, aspirations, réflexions, envies, fantasmes, avec un auditoire susceptible de me comprendre. Une sorte de carnet intime ouvert sur le monde. C'est le principe d'un blog me direz-vous...
Mes motivations restent les mêmes aujourd'hui. Avec peut-être un peu plus de maturité (ben oui, il s'en est passé des choses en un an !). Oh, je vous rassure, je suis toujours alcoolique, toujours fumeur, toujours obsédé, toujours égocentrique, toujours altruiste. Mes côtés pile et face sont toujours là. Mais un peu plus assumés dirons nous. Lucide.
C'est reparti pour un tour donc. Entre fiction et réalité, fantasmes et aveux, raisonnements et pulsions...
Vous me connaissiez ? Welcome back. Vous me découvrez ? Bien du courage...
Esteban.
Le précédent blog était né d'envies de partager certaines frustrations, aspirations, réflexions, envies, fantasmes, avec un auditoire susceptible de me comprendre. Une sorte de carnet intime ouvert sur le monde. C'est le principe d'un blog me direz-vous...
Mes motivations restent les mêmes aujourd'hui. Avec peut-être un peu plus de maturité (ben oui, il s'en est passé des choses en un an !). Oh, je vous rassure, je suis toujours alcoolique, toujours fumeur, toujours obsédé, toujours égocentrique, toujours altruiste. Mes côtés pile et face sont toujours là. Mais un peu plus assumés dirons nous. Lucide.
C'est reparti pour un tour donc. Entre fiction et réalité, fantasmes et aveux, raisonnements et pulsions...
Vous me connaissiez ? Welcome back. Vous me découvrez ? Bien du courage...
Esteban.
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