21 octobre, 2007

Con-descendant

J'étais pourtant plein de bonnes résolutions. D'envie. De détermination. J'ai même répété. Devant un miroir, dans une cage d'escalier, sous la douche.

Et donc, je me suis montré froid, distant, pour me mettre en conditions. Gentil mais loin, et sobre.

Puis j'ai essayé de parler...

J'en ai pris pour mon grade.

Avec amour.

Verre de trop ? Empathie exacerbée et horripilante ? Lâcheté ? J'ai eu comme une pitié (désolé du terme, j'ai cherché 10 minutes avant de m'y résoudre), comme l'impression d'être un méchant chasseur en train de mettre en joue un faon, alors qu'il pourrait être à dix mètres en restant certain de ne pas manquer sa cible.

Alors, fatigué, j'ai cédé. Je devais brandir les armes et j'ai déposé les lèvres. Faites l'amour pas la guerre. Mouais. Y'a pas une demie mesure ?

Un psy me dirait que j'ai failli oser, ce qui est positif au demeurant. Ta gueule le psy.

J'ai scotché une heure un verre de vin (non terminé) devant une émission dans laquelle de jeunes américaines font des concours de tee-shirt mouillés pour trouver l'homme de leur vie. Triste constat : avoir une plastique de pub pour gel douche n'aide pas à être intelligente ! On m'aurait menti ?

J'ai fini par dormir... Au réveil j'ai essayé d'être simple : un baiser, un, deux, trois coïts. Orgasmiques comme toujours. On ne nous l'enlèvera pas, ça au moins. Mais est-ce bien raisonnable ?

C'est con mais ça rassure. Ces cons me rassurent ?

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Finalement, qui tient qui en joue ?

Dragon a dit…

Situation des plus difficiles à vivre. L'expérience apprend parait-il à mieux gérer ces moments là. En attendant que l'expérience soit tienne ça ne sera pas facile. Be strong.