MyBestFriendWhoCan'tFuck fait toujours bien les choses. Il a le don de réunir des cercles très différents, et de les faire jouir ensemble, autour de verres toujours remplis et de sons toujours rocky. Rendez-vous était donc pris.
L'occasion, aussi, d'envisager une nouvelle vie. D'une ancienne capitale à une plus récente. Fonction du marché de l'emploi, l'avenir proche me le dira. Un train et une panic attack plus tôt, ça me semblait déjà évident.
Ecumer les bars de Bastille et compter. Compter combien la parisienne a la grande classe. Avec ou sans grâce d'ailleurs. God put a smile upon my face. Voir mon Squatter Twin aller mieux, à coup de résolutions, de pintes de bière et de coïts retardés avec une jeune pucelle écervelée mais éperduement éperdue de ses grands yeux vitreux. Charmante, au demeurant, mais bien jeune. Lui rappeler que lorsque nous avions l'âge de cette jeune demoiselle, nous détestions les garçons de notre âge d'aujourd'hui. Justement, parce qu'ils chassaient sur nos terres. Le lui faire constater, donc. "Je fais mon Oedipe mec, fais pas chier" qu'il m'a dit. Hmmm pas faux.
Tchip, c'est effectivement très cheap et je n'y suis donc pas allé. Partager un Schweppes et deux thés à la menthe avec des futurs mariés Bellevillois. Mais version colliers de fleur. My God, qu'ils sont beaux et bons. Constater, aussi, que les liens perdurent. Qu'ils devraient toujours perdurer, bien au delà de toutes divergences de ressentis et d'interprétation. S'attacher au fond et pas à la forme. Ecouter et non, entendre. Avec le temps... i hope so. Résister à la brève tentation des salons de coiffure sino-bellevillois. Mes pattes frisottent mais qu'importe.
Quelques bières, deux autres futurs mariés et un burger plus tard, je m'improvise DJ Bubz. C'est dingue de voir l'effet du Sex Appeal de la policière et des Ting Tings sur la gent féminine. L'alcool coule à flots et je manque de me noyer dedans. La joyeuse compagnie des vacances de la rédemption est presque au complet. Sourires, embrassades, private jokes et défis débiles sont toujours au rendez-vous. De vieilles connaissances d'une période que je m'efforce d'oublier allez savoir pourquoi sont là aussi. Je guette tout signe de mépris alors que non, le plaisir semble réel. Rassurant et encourageant. Je m'affirme, boys. Et c'est pas pour me déplaire.
Des inconnus au demeurant sympathiques bien que très superficiels sont là aussi. Une robe voile noire captive mon attention et ma curiosité. Quelques regards joueurs en guise d'introduction. Originale, Mzelle. Je tente de garder mon contrôle en m'occupant des frasques ultralcoolisées de MyBestFriendWhoCan'tFuck qui a décidé d'être le roi du monde et des meufs. Logique c'est chez lui. C'est comme ça que je l'aime mais forcé de constater qu'il peut dépasser les limites de la bienséance quand il joue à l'équilibriste nombriliste. Les deux (ou trois ?) victimes de la soirées s'en remettront, thanx god. Mais il aura fallu, une fois de plus, user de tous nos talents de diplomates. Le principal étant que lui et Yearly Summer Coup de Foudre aient préservé leur relation à moitié assumée de fuck friends mais pas que (et oui). A mon grand dam et, en même temps, pour mon plus grand bonheur. Ma jalousie me joue des tours : elle s'est cassée.
La jalousie, parlons en, n'est qu'un manque de confiance en soi. Nous sommes d'accord. Un manque de self confidence, donc, découlant de la compétition qui exacerbe notre société, jusqu'à nos relations amicalo-amoureuses bla bla bla bla bla. J'ai souvent eu ce sentiment de jalousie injustifié. Juste parce que je voyais une lubie s'abibocher avec un autre. Je craignais le moment -qui, évidemment, finissait par arriver, (serais-je medium ? ou télékinésiste de corps qui se cherchent malgré moi, auquel cas je vais sérieusement envisager une reconversion)- où j'allais apprendre que "ça y essssst c'est fait". Et moi, pauvre con jaloux et hypocrite, de lâcher un "de la balle" ou "trop cool", voire "lol" voire les trois en même temps. J'ai récemment et soudainement arrêté d'éprouver ce sentiment pour plusieurs raisons : 1/la complicité, ça ne s'invente pas 2/je suis hors compétition, j'en ai pris conscience et ça change tout. Ce qui ne signifie pas que j'ai pris confiance. Si vous lisez entre les lignes, vous aurez compris.
Nous ne sommes plus qu'une mini-dizaine et je fais des battle. Ados attardés, nous jouons au quart d'heure américain version rock. J'ai une furieuse envie d'offrir un exhutoire à mes lèvres sur l'une des sessions mais me rend compte que deux regards qui se comprennent sont autrement plus puissants dans certains cas. Deviendrais-je sage sous alcool ? All the things I've done résonne(nt) dans mes tempes, genoux joints sur le parquet, mains sur la tête, hurlant.
Puis de m'interrompre de remuer mon corps frénétiquement quelques dizaines de minutes plus tard, en voyant robe voile noire, s'affaissant dans le canapé, pour tenter d'échapper aux convoitises de polo noir et chemise blanche. Je m'en amuse et m'en délecte. Je me souviens des regards joueurs et souriants. Je m'en désole, aussi. Les jeux et techniques de chasse masculines sont parfois bien pathétiques d'abnégation quand le "négatif, mec" est évident. Allez comprendre alors pourquoi, alors que les deux mâles en chaleur (comme je les comprend) polo noir et chemise blanche s'affairent à tirer leurs dernières cartouches pour gagner les faveurs de la belle, je vais m'inventer marchand de rock pour la réveiller. A l'oreille : "Ne t'endors pas et viens danser". Bingo. Je me fais fusiller du regard par Ralph L. et Hugo B. mais c'est jouissif.
J'ai une propension extrême pour la danse, les regards sexuels et les sourires bienveillants ce soir. J'ai beau avoir un crédit tacite à utiliser, je n'en veux pas pour le moment. Je veux juste me sentir vivant. Et c'est exactement ce qui se passe.
Logiquement, quand deux corps s'affalent dans la même couche, ivres, c'est pour se découvrir et, au moins, se frôler. Regarder une jolie fille dormir du soleil du lourd et l'écouter respirer, ça a ses charmes, aussi.
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2 commentaires:
WaHouW !*
WaaaaHooouuuuuuW !**
* onomatopée explicitement admirative
** onomatopée moins explicite.traduisant une joie incommensurable devant cette traduction du bonheur.
Tu aimes le poisson?
Boâte!ce midi c'est poisson, façon ramadan. na!
boaaate
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